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vendredi 6 juin 2014

Classement des meilleurs albums de punk de l'histoire : QUELQUES OBSERVATIONS ET NOTES DE L'AUTEUR



La rédaction complète de mon Classement des Meilleurs Albums Punk débutée en novembre 2013 m'aura au total pris 7 mois... j'ai traîné, c'est sûr ! Mais 50 albums (dont un bon nombre que je ne connais pas forcément sur le bout des doigts : c'est pas parce qu'ils figurent dans mon classement que je les adore !) à chroniquer à peu près comme il faut, c'est long.

Franchement, ne vous arrêtez pas trop sur les places qu'occupe tel ou tel album, je rappelle que tout est 100% subjectif et qu'il n'y a aucune grille de notation ! Mais je veux surtout dire qu'il manque beaucoup de groupes et que ce classement aurait très bien pu (dû ?) contenir 100 albums.

Au rayon punk mélodique, on note de grands absents : Pennywise, Lagwagon et Millencolin notamment. Green Day et Blink 182 aussi auraient pu avoir leur place mais... vous savez pourquoi ils ne sont pas là, pas besoin d'en rajouter.

Parmi les pionniers et/ou les précurseurs, de nombreux puristes/anciens pourraient faire des bonds en constatant l'absence de légendes telles que les Stranglers (trop pop), UK Subs (quel album sortir du lot ? ), Generation X (qu'un seul tube, et puis franchement... Billy Idol...), ou encore Television (trop éloigné du punk musicalement). Idem pour ceux qui ont repoussé les limites du punk comme Fugazi, Husker Dü ou même Nirvana : c'est clair qu'ils ont leur place mais je voulais vraiment m'en tenir à la musique punk/hardcore.

Le côté hardcore aussi a ses grands absents : Suicidal Tendencies, The Unseen, The Casualties, Madball.... pour les Bad Brains et Exploited, c'est certains de leurs penchants idéologiques qui font que je ne les ai pas jugés essentiels à cette anthologie. Il devrait aussi peut être y avoir plus de groupes de crust.

Quelques groupes internationaux auraient aussi mérité d'être là : Slime, WIZO ou Oxymoron pour l'Allemagne, La Polla Records pour l'Espagne, Talco pour l'Italie, 2 Minutos pour l'Argentine et tant d'autres que je ne connais pas...

Enfin c'est au niveau des groupes français qu'il y a le plus « d'injustices » : Guerilla Poubelle, Garçons Bouchers, Mano Negra, Parabellum, Tagada Jones, Sales Majéstés, Camera Silens, Burning Heads... il en manque tellement que je vais désormais m'atteler à une autre tâche : les meilleurs albums de punk français de l'histoire !!!

Voilà pour le Mea Culpa. Si vous lisez cet article en guise d'introduction et que vous voulez découvrir mon classement des Meilleurs Albums Punk de l'Histoire, cliquez sur le libellé « Classement Albums Punk » puis allez jusqu'aux posts les plus anciens pour lire l'ensemble par ordre décroissants. Après le numéro 26, il faut cliquer sur le libellé « Classement Albums Punk Part 2 » et renouveler la manœuvre.

Bonne lecture, laissez des commentaires !


vendredi 7 février 2014

Classement Albums Punk : n°25




#25 : Flogging Molly : "Drunken Lullabies"





Nous passons dans la première moitié du classement ! Mais nous restons en l'an de grâce 2002, avec le second full length du septuor de Los Angeles Flogging Molly. Illustres rejetons des Pogues et de Dropkick Murphys, ils sont plus punks que les premiers et plus folks que les seconds (même s'ils font beaucoup moins de reprises de morceaux traditionnels, on notera tout de même la présence de « The Rare Ould Times » sur ce disque). La recette est renouvelée mais toujours aussi efficace, appliquée à merveille par la bande au rouquin emblématique Dave King (guitare folk, chant). 

Forts d'une section folk très complète (violon, mandoline, accordéon, flûte), les morceaux sont très riches musicalement et grassement agrémentés de soli en tous genre par l'un ou l'autre des instruments (enfin, des musiciens, t'as compris quoi). Le tout remonté par des mélodies celtiques très dansantes, irrésistibles en live, le succès ne sera pas immédiatement au rendez-vous et se construira petit à petit à coup de tournées et de prestations live de grande qualité. Certains des morceaux issus de ce « Drunken Lullabies » sont d'ailleurs toujours joués aujourd'hui lors des concerts du groupe : le title track, « What's Left on the Flag », « If I Ever Leave this World Alive » ou encore « Rebels of the Sacred Heart ».


jeudi 30 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°26



#26 Raised Fist : « Dedication »




Après quelques albums dont un « Ignoring the Guidelines » qui annonçait le séisme à venir, Raised Fist met tout le monde d'accord en 2002 avec l'énorme « Dedication ». Les suédois réinventent le hardcore en le rapprochant du métal, avec un son incroyablement massif. Mais ce qui fera surtout la différence et qui fait marcher le combo debout parmi les rampants, c'est le jeu de batterie épuré mais technique et puissant de Matte Modin, et le chant aiguë hurlé de Alexander Hagman. Ajoutez à cela des morceaux de grande qualité avec des refrains à donner des coups de poing dans les murs (« Illustration of Desperation ») et quelques textes reflétant tout à fait la rage développée par les 5 musiciens (« Get This Right », « The People Behind », « Dedication »), et vous obtenez l'album de hardcore le plus marquant de ce début de millénaire. Raised Fist s'impose comme la nouvelle sensation venue du Nord, fidèle à l'emblématique label Burning Heart (aujourd'hui division d'Epitaph qui compte ou comptait aussi dans ses rangs Millencolin, Bombshell Rocks, No Fun at All, Satanic Surfers...). Le poing n'est pas levé, il est dans ta face.

mardi 28 janvier 2014

Classements Albums Punks : n°27



#27 NOFX : « Coaster »




NOFX, groupe californien répandant la bonne parole du punk à sa façon depuis 1984, est un groupe à part détesté ou adulé avec la même véhémence. Je fais partie de la deuxième catégorie.

Leur très riche discographie est à l'image de leurs prestations live, alternant l'excellentissime et le moyen. On atteint avec Coaster le paroxysme de ce que la bande à Fat Mike peut proposer de mieux sur album studio depuis « Punk in Drublic ».

Peu inspirés sur leurs pochettes (je me suis toujours demandé pourquoi, mais faut avouer que la plupart sont vraiment laides), « Coaster » ne déroge pas à la règle à ce niveau là. Par contre ce qu'il y a à l'intérieur est du top qualité, le disque s'ouvrant par le d'ores et déjà culte « We called it America » qui attaque d'entrée avec un solo dantesque de El Hefe qui veut dire : c'est nous les papas ! Sans compter son refrain entêtant et ses paroles qui appuient comme de plus en plus souvent avec NOFX là où ça fait mal.

Les tubes s'enchaînent ensuite avec ce que le groupe sait faire de mieux au maximum de son inspiration : des morceaux reggae (« Best God in Show »), des bombes incendiaires ultra-rapides (« The Quitter », « Blasphemy »), des morceaux hilarants (« Creeping out Sara », « I am an Alcoholic »), plus personnels (« My Orphan Year ») ou très sérieux (« Suits and Ladders », « The Agony of Victory »).

Bref un parfait condensé de NOFX qu'on ne se lasse pas d'écouter et qui met une grosse claque à tous les p'tits jeunes aux dents longues !


vendredi 24 janvier 2014

Meilleurs Albums Punk : n°28




28  Leftöver Crack : « Fuck World Trade »


Numéro 28, les fameux punks squatters junkis vegans, ex-Chocking Victims et inventeurs du crack-rocksteady, j'ai nommé Leftöver Crack !
Extrêmement engagés sur tous les fronts (anriracisme, antisexisme, anticapitalisme, antireligion, et tout un tas d'autres trucs qui commencent par "anti"), de la pochette aux paroles en passant par les actes (et c'est ce qui fait toute la différence, non?) ; le groupe de New York city avait déjà gagné le respect des fans de punk et des squatters à travers le monde et enfonce le clou avec ce « Fuck World Trade ».

Leurs compos sont indéniablement originales, créatives et variées, avec des instrumentations comprenant parfois du violon ou du clavier (cf « Life is Pain »), des passages complètement Black Metal (comme sur « Operation MOVE ») ou de ska presque traditionnel si on excepte le chant hurlé de Stza. Un groupe et un album absolument hors normes (le punk a-t-il des normes ? Vaste débat !) dont beaucoup de formations actuelles revendiquent l'influence.

mardi 21 janvier 2014

Meilleurs Albums Punk : n°29



#29 : Good Riddance : « Operation Phoenix »


Good Riddance est un groupe emblématique à plusieurs niveaux et l'un des principaux représentants de bien des symboles du punk américain et international : 7 albums sur Fat Wreck Chords, fervents défenseurs de la cause animale, plus important groupe de Santa Cruz, et maîtres du mariage hardcore/mélodie. On ne peut pas occulter non plus l'incroyable charisme de son guitariste chanteur Russ Rankin, qui en plus d'être un excellent musicien écrit des textes de toute beauté et très intelligents. Jetez donc une oreille sur ces quelques morceaux de l'album « Operation Phoenix » : l'incroyable « Shadows of Defeat » (avec un sample issu d'un discours de Martin Luther King, en ouverture d'album ça fout des frissons!) « Heresy, Hypocrisy and Revenge » ou encore « Yesterday Died – Tomorrow Won't be Born ».

Cet album (produit entre autres par Bill Stevenson, tiens donc!) sorti en 1999 et enregistré aux fameux Blasting Room Studio est sans doute le plus agressif de Good Riddance. Mais tous leurs albums sont de très bonne facture et « Ballads from the Revolution » ou « My Republic » sont à conseiller tout autant.

mardi 14 janvier 2014

Classement Albums Punk : N°30




#30 : The Descendents : « Everything sucks »


Je sais, je sais, nombre de fans du groupe auraient choisi pour représenter les Descendents « Milo goes to College » dans un style beaucoup plus punk-hardcore des débuts (normal, puisque sorti en 1982). Sans remettre une seconde en cause la qualité des compositions de cet album, mon dévolu se jettera néanmoins sur « Everything Sucks » sorti sur Epitaph en 1996 et produit par Bill Stevenson. Ce dernier, qui a également été l'ingénieur du son de nombreux autres albums de punk dont un bon nombre figure dans ce classement, n'est nul autre que le batteur de The Descendents.

Groupe atypique dans son style (avec des lignes de basses à vous rendre malade et des paroles évoquant le quotidien en Californie... dur dur...) et dans son mode de fonctionnement (le chanteur Milo est chercheur en biochimie et a à plusieurs reprises donné la priorité à cette carrière plutôt qu'à celle de musicien), ils accouchent donc en cette fin de siècle d'un album court (15 chansons pour 30 minutes) et varié. Du très hardcore titre éponyme au romantique single « I'm the One » en passant par les ultra-rapides « Coffe Muf » et « Dog House », on ne s'ennuie pas une seconde à l'écoute de ce « Everything Sucks », et on prend au passage une bonne leçon technique de punk à la californienne.

Les Descendents, influence majeure de tous les groupes alors à la mode en cette année 1996 (genre NOFX, Pennywise, Rancid...), remettent les pendules à l'heure et nous montrent « c'est qui qui domine ».

vendredi 10 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°31




#31  The Toy Dolls : « Bare Faced Cheek »



L'un des groupes les plus originaux de l'histoire du punk, les anglais des Toy Dolls. Un son, des paroles marrantes (mais aussi poétiques jouant sur les sonorités comme « Yul Brinner was a Skinhead », « Quick To Quit The Quentin », « Fisticuffs in Frederick Street ») et un visuel qui prennent leur véritable envol sur ce « Bare Faced Cheek » et puis surtout une voix totalement unique, celle du guitariste chanteur Olga. Pour ne rien gâcher, ce petit maigrichon à la voix nasillarde de gamin, est aussi et peut-être avant tout un guitariste hors pair, capable d'envoyer des solis digne des meilleurs guitar hero de hard rock.

Spécialistes des reprises et des adaptations avec leur style si particulier, j'aurais pu choisir un autre album des Toy Dolls, mais vraiment celui-ci me semble le point de départ de l'affirmation de leur punk rock avec le riff galop « à la Toy Dolls » ! La pochette pleine de couleurs est très révélatrice de ce qui vous attend à l'intérieur : une bonne dose d'humour et du punk de grande qualité.

mardi 7 janvier 2014

Classement Albums Punk : N°32



#32 :  Metal Urbain : « Les Hommes Morts Sont Dangereux »



Pour une fois, la France n'était pas trop à la masse dans la nouvelle vague punk qui arrivait, avec des groupes formés dès 1976, comme Métal Urbain à Paris. Même si leur influence est manifeste sur la scène française (Les Bérus ou les Sales Majéstés ont chacun repris le classique « Panik », issu de « Les Hommes Morts Sont Dangereux »), ils ne connaîtront jamais le succès commercial dans leur pays (peut être à cause de leurs paroles assez extrêmes). Cependant, Métal Urbain sera un des seuls, voire l'unique, groupe français à réussir à l'étranger, toutes proportions gardées (malgré les paroles en français !). D'ailleurs aucun autre groupe hexagonal n'a jamais enregistré une des fameuses « John Peel Session » de la BBC.

Cet album, sorti en 1981, est une référence majeure du keupon de chez nous, avec des paroles agressives, courtes et subversives, une utilisation de la boîte à rythme novatrice (qui fera des émules non seulement dans le punk rock mais aussi dans tout le courant électro encore à venir à l'époque), et des guitares tranchantes, assez cheap quand on réécoute ça aujourd'hui mais totalement nouveau en ce début des années 80. On se contentera de citer 4 titres de ce « Les Hommes Morts Sont Dangereux » qui sont entrés dans l'histoire et qui résument bien l'impact qu'à eu cet album sur toutes les générations de punk en France qui ont suivi : « Panik », donc, ainsi que « Lady Coca Cola », « Paris Maquis », et enfin « Crève Salope ». C'était du brut, et un grand coup de pied dans la petite fourmilière du rock français pompeux d'alors.

vendredi 3 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°33



#33 Circle Jerks : « Group Sex »


Soyons honnêtes, ce disque sorti en 1980 est présent dans ce classement davantage du fait de la carrière des musiciens qui l'ont composé et de l'influence qui l'a eu par la suite, que par sa qualité intrinsèque, même si évidemment c'est pas de la merde non plus.

Déjà, concept : l'album contient 14 morceaux, il dure 15 minutes. On n'a jamais vu un groupe envoyé ses chansons aussi vite, même les Ramones sont battus à plate couture.

Voilà, ensuite, Circle Jerks, formé en 1979 en Californie, compte dans ses rangs nul autre que Keith Morris, premier chanteur de Black Flag, et Greg Hedson, futur guitariste et co-compositeur de Bad Religion. Forcément, avec un line-up de cet acabit, Circle Jerks ne pouvait pas faire du « pouet-pouet ».

Ils le prouvèrent donc dès ce premier album « Group Sex », devenus un classique « de chez classique » pour les fans de hardcore-punk, abordant la chose de manière beaucoup plus amusante que Black Flag ou Dead Kennedys. Nombre de titres issus de cet album sont rentrés dans l'histoire de ce mouvement et ont été repris un sacré paquet de fois : « Wasted », « Live Fast Die Young », « Back against the wall » ou « World up my Ass ».

lundi 30 décembre 2013

Classement Albums Punk : n°34



#34  The Ramones : « We're Outta Here ! »



Le premier album live à faire son apparition dans ce classement. Plusieurs raisons justifient le choix de ce « We're Outta Here » à cette respectable 34eme place.
Tout d'abord, il s'agit tout simplement du dernier concert des 4 faux frères Ramones (leur 2263eme d'après Wikipedia...), ce qui constitue un événement majeur de l'histoire du rock, n'ayons pas peur des mots, tant le groupe de New York a influencé de musiciens par la suite (une liste, même non exhaustive, serait beaucoup trop longue à inclure ici. Démerdez-vous un peu tout seul aussi, des fois).
Le nombre de guest présents sur l'enregistrement vaut également le détour : Lemmy, Lars Fredericksen et Tim Armstrong, Chris Cornell ou encore Eddie Vedder... c'est le festival de Cannes du rock !
Enfin, on peut considérer qu'il s'agit en fait d'un véritable « Best of the Ramones » tant le choix des morceaux est représentatif de la carrière du groupe. Morceaux qui sont, ici, gonflés au speed et interprétés de manière beaucoup plus rapides que les versions originales, et évidemment, tous ou presque lancés par le fameux « 1, 2, 3, 4 ! » qui a fait la gloire des Ramones.
Allez, pour le plaisir, je pioche au hasard dans la set-list pour donner quelques exemples, mais les presque 67 minutes que dure l'album ne lassent de toutes façons pas une seconde : « « Blitzkrieg Bop », « Sheena is Punk rocker », « R.AM.O.N.E.S », « I wanna be Sedated », « Spiderman », « The KKK took my baby away »...

mardi 24 décembre 2013

Meilleurs Albums Punk : n°35



#35  Dropkick Murphys : « The Meanest of Times »


Depuis 1998 et la sortie du premier LP «  Do or Die », les Dropkick sortent un excellent album tous les 2 ans environ, le tout ponctué d'autres sortie de faces B, d'albums live, de reprises ou encore de splits. Forts d'un concept musical innovant (qui depuis a très largement fait école) mélangeant punk/hardcore et musique celtique/folk le groupe de Boston connaît un succès planétaire et une dévotion des fans uniques dans le monde de l'indépendant. En 2007, le groupe mené par le bassiste/chanteur Ken Casey sort selon moi son meilleur album studio : « The Meanest of Times ». Mais, franchement, on pourrait prendre n'importe quel autre disque et lui trouver autant de qualités et de morceaux de légende. M'enfin, là, 'zont quand même frappé un grand coup : tout d'abord, 2 des habituelles reprises de traditionnel irlandais : « Flannigan's Ball » et surtout « Johnny, I Hardly Knew Ya » qui a elle seule justifie l'achat de ce skeud, mais aussi leurs compos « The State of Massachusetts » « Echoes on 'A'  Street », « Surrender », « I'll Begin Again », « Loyal to No One »... en fait on pourrait citer toutes les chansons, rien n'est à jeter, tout est parfait, des orchestrations aux paroles en passant par la pochette. Les 7 zicos connaissent leur sujet et on sent une totale maîtrise dans l'interprétation. Les Dropkick continuent de construire et d'entretenir leur propre légende à coup d'albums, de chansons et de prestations live de très, très grande qualité.

dimanche 22 décembre 2013

Meilleurs ALbums punk : n°36

 


#36  Sick of it All : « Death to tyrants » 





 
20 ans après sa formation, le gang de New York City a su se réinventer pour sortir un album de très grande classe, du Hardcore comme seul Sick of it All sait nous le proposer, propulsé sur une autre planète par une production énorme (signée Tue Madsen, producteur unanimement reconnu dans le milieu métal, notamment grâce à ses travaux avec The Haunted, Dark Tranquility et autres joyeusetés venues de Scandinavie).

N'ayant quand même plus grand chose à prouver sur disque comme sur scène (avec des hauts et des bas, évidemment, sur 20 ans, mais dans l'ensemble y a quand même pas grand chose à jeter), les frères Koller et leur 2 acolytes ne se foutent pas de la gueule du monde en livrant un album de 16 titres, et que des bombes HxC enragées tant au niveau des riffs et des rythmiques que des lyrics : « Uprising Nation », « Always War » ou encore « Die Alone » avec un refrain à vous donner envie de taper contre les murs, « Fred Army » et « Maria White Trash ». Woh, du lourd, putain.


samedi 21 décembre 2013

Meilleurs Albums Punk : n°37



# 37 : Sin Dios : « Ingobernables »



Politiquement, sans doute le plus radical des groupes de ce classement. Les membres de Sin Dios revendiquent un punk hardcore anarchiste jusqu'au bout des ongles, tous leurs morceaux sont politiques. Mais pas anarchiste bête et méchant, non, plutôt le côté « le savoir est une arme » ou en VO « Un pueblo formado es lo que mas detesta el poder ». Le preuve un livret de 106 pages, (oui, 106 putain!), avec des textes de très nombreux intervenants, accompagne la version CD et LP, et deux vidéoclips figurent également sur la version CD. Bref Sin Dios c'est de la musique bourrine à souhait qui pense et qui parle (fort). Pour un groupe au concept si fortement politique, Sin Dios a réussi la performance d'écouler plus de 20 000 copies de « Ingobernables » (bon faut dire qu'ils s'exportent dans toute l'Amérique Latine, mais quand même). En gros pour résumé, un groupe et un album absolument incontournable dans le petit monde de l'arnakopunk.

D'un point de vue plus musical, Sin Dios est relativement original avec des morceaux certes très rapides mais qui ne se perdent pas en brutalité, avec de nombreux changements de tempo et de mises en places ou breaks en tout genre (beaucoup de morceaux dépassent les 3 minutes!). On pourra citer comme morceaux représentatifs de cet excellent album : le morceau éponyme, évidemment, sans doute le meilleur, mais aussi "No te Rindas", "OTAN no", "Revolucion Social", "Intolerantes" ou encore "Politica de Poblacion".

jeudi 19 décembre 2013

Meilleurs Albums Punk : n°38


#38 :  Anti-Flag : « Die for the Government »


Anti-Flag, sans doute le groupe le plus engagé avec Rage Against the Machine à avoir jamais signé sur une major (RCA). Cependant, et s'ils sont depuis revenus sur un indépendant (Side One Dummy), le groupe de Pittshburg s'est d'abord construit un public et une réputation à coup d'albums et de concerts incendiaires dans le circuit alternatif. « Die For the Government », duquel est bien sûr issu le morceau du même nom toujours joué à la fin des concerts, date de cette période. Affichant un impressionnant track-listing de 17 titres pour près de trois-quarts d'heure de punk rock, l'album a su se faire une place dans le cœur des fans avec des morceaux tels que « You'd do the Same », « Drink Drank Punk », « Fuck Police Brutality » ou encore « Kill the Rich ». Je crois que tout est dit dans les titres !

Avec la voix particulière de Justin Sane (qui fait aussi de très bons albums en solo), Anti Flag propose un punk rock mélodique appuyant de puissants refrains. Sous forme de trio à l'époque, on peut dire que le son du groupe repose très largement entre les mains de son frontman. Si la musique d'Anti-flag est terriblement efficace (un peu trop FM au goût de certains...), son activisme en dehors de la scène n'est plus à prouver, notamment au travers des nombreuses associations ou organisations desquelles ils sont fondateurs, membres ou sympathisants. On peut citer notamment « Military Free Zone » qui milite contre l'engagement américain dans les différents conflits mondiaux, et surtout contre l'embauche par l'armée de milliers de jeunes paumés .

Depuis ce disque sorti en 1996, le groupe a fait du chemin (au propre comme au figuré) et fait toujours office de vitrine du punk rock américain.

jeudi 12 décembre 2013

Meilleurs Albums de Punk : n°39


#39 Cock Sparrer : « Shock Troops »




Un autre groupe de Oi cultissime venu de l'est de Londres se place en numéro 39 : Cock Sparrer. Et pour comprendre l'influence de ceux-ci et particulièrement de cet album « Shock Troops », il suffit de se pencher sur le nombre de reprises de morceaux de ce disque qui ont été faites par la suite, et pas par n'importe qui : que ce soient les Dropkick Murphys qui reprennent « Watch your Back », Roger Miret avec « Take'em all » ou encore Los Fastidios ET Bouncing Souls qui reprennent chacun à leur façon « We're coming back »... tout est dit ! Sans oublier le fameux T-shirt du logo du groupe qu'on a vu porté par toute une génération de keupons (notamment Fanfan des Bérus pour les concerts à l'Olympia « Viva Bertaga »).

Partant d'une très forte personnalité sociale et musicale, le groupe mise sur des riffs simples et efficaces qui portent des refrains fédérateurs parlant du quotidien de la working class anglaise des années 80 : foot, pub, baston, boulot, familles et amis, galères en tout genre. En plus des excellents titres cités plus haut et qui ont fait leur preuve dans la longévité, on peut citer quasiment tous les autres morceaux de ce disque comme de véritables hymnes street punk/Oi ! : « I Got Your Number », « Secret Army », « Where Are They Now », « Riot Squad », ou encore « Working ». Un album indispensable, bien ancré dans son époque mais qui a su traverser les années sans perdre de sa force et de son intensité.

dimanche 8 décembre 2013

Meilleurs Album de Punk : N°40

 #40 : ANGELIC UPSTARTS : "Teenage Warning"





 Voici un groupe qui passe souvent à la trappe lors des rétrospectives sur le punk, alors qu'ils étaient là du début et même avant, c'est pô juste ! D'autant qu'avant tout le monde les Angelic Upstarts avaient intégré à leur musique un discours antifa working class intelligent et très bien retranscrit dans ses textes.

Musicalement on est dans la Oi ! pur souche des débuts, c'est à dire des chansons simples aux refrains à reprendre en choeur le bras levé (mais avec le poing fermé ! ). Ce disque constitue leur premier album et renferme quelques uns des tous meilleurs morceaux des londoniens : « Teenage Warning », « We are the People » ou encore « I'm an Upstart », qui réussissent l'exploit de mettre d'accord punks et skins. Mais là où les Upstarts sont les plus forts, c'est qu'ils sont les seuls, avec UK Subs, à avoir été présents lors de la naissance du punk et à tourner encore aujourd'hui !



samedi 7 décembre 2013

Meilleurs Albums Punk : n°41



# 41 : TURBONEGRO "Apocalypse Dudes"






Successeur de « Ass Cobra » sorti deux ans plus tôt (au son et aux morceaux beaucoup plus punk), « Apocalypse Dude » représente l'apogée musicale et visuelle de ce gang venu du Nord.

Le groupe norvégien, atypique par bien des aspects, est l'inventeur et l'unique groupe de « Death Punk », style mélangeant allègrement le punk/hardcore, le métal, le hard rock FM, le glam et le death (Norvège oblige). Autre élément essentiel du combo : le visuel. Les « déguisements », le concept et la personnalité de ces 6 fous furieux sont si forts qu'ils leur ont permis de créer le plus grand fan club de toute l'histoire du punk : les Turbojugend, sorte de confrérie internationale basée à Hambourg où se retrouvent tous les alcoolos rejetés des Hell's Angels du fait de leur homosexualité. 

Mais revenons un peu à ce « Apocalypse Dude », considéré comme le « chef d'oeuvre » de Turbonegro. A travers une production décente et les solis du guitariste Euroboy, le son qui a fait le succès du groupe naît sur ce disque et ses hits : « Get it on », « Don't say Motherfucker, Motherfucker », « Are You Ready (for some Darkness) » ou encore « Good Head ». Parlant essentiellement de cul et de défonce, Turbonegro, par son nom, ses paroles et son attitude dérange mêmes dans le punk et dans le métal, en ne respectant rien et se moquant de tout. Génial quoi !

 Plus qu'un album, plus qu'un groupe, mais le fondement d'une communauté de rockers en Denim.

vendredi 6 décembre 2013

Meilleurs albums punk : n°42




#42 : les Sheriff : « Soleil de plomb »



Que serait le punk français sans les Sheriff ? Sans doute un petit milieu de crêteux méchants ne jurant que par les groupes les plus violents aux guitares sursaturées et à la voix la plus criarde possible. Heureusement, au milieu des années 80 et sous l'influence d'OTH, 4 (puis rapidement 5) potes de Montpellier montent un groupe de rock pour le fun, aux mélodies implacables et aux refrains plus efficaces que ceux de Patrick Sebastien pour vous rester dans la tête pendant une semaine dès la première écoute. Au début les compos du groupe sont très bonnes bien que vraiment basiques, mais l'expérience grandissante et l'arrivée d'un guitariste soliste vont changer la donne. En gardant la même recette, les Sheriff pondent en 1993 un album abouti à la production respectable : « Soleil de Plomb ». Au secours, toutes les chansons sont géniales : « La Chaleur des Missiles », « Bon à Rien », « Garde des Munitions », « Pas besoin d'un Dessin », « Y a comme un Problème », « N'insiste Pas »... les tempos sont soutenus mais savent ralentir pour mieux se relancer, et les choeurs efficaces amènent une harmonie qui n'enlève rien au côté punk des morceaux. Souvent on a critiqué les Sheriff pour leurs paroles naïves, un effort est fait ici pour rajouter un peu de sens à ce chant qui sert autant d'instrument que de moyen d'expression, avec des lignes mélodiques propres. Merci, grâce à cet album (et à tous les autres) les Sheriff ont apporté un peu de légèreté à un genre qui se voulait trop sérieux.