JE NE FAIS PAS PARTIE DU LABEL "KEUPON VOYAGEUR", c'est juste un nom qui me correspond. Ici vous trouverez des classements d'albums, des traductions de chansons, des chroniques de concerts, des interviews de groupes à propos de leurs paroles et quelques conneries persos, tout cela autour du punk/hardcore venu du monde entier. Total DIY !!
LA PUB VOUS REND CONS
lundi 2 juillet 2012
Chronique concert Dropkick Murphys le 22/06/2012 à Lyon
Chronique concert Dropkick Murphys, transbordeur de Lyon 22/06/2012
Le concert commence assez tôt avec une première partie dont j'ai oublié le nom. Le groupe fête ses 10 ans d'existence et pourtant je n'en avais jamais entendu parler. C'est pas mal, ils ont dû bouffer du Clash pendant des heures et des heures même s'ils évoluent dans un style punk rock plus moderne que ceux-ci, le show monte bien en puissance mais n'étant annoncés nulle part ils ont du mal à remuer la foule.
J'en viens directement au plat de résistance: Dropkick Murphys!!
Après le traditionnel «Let's Go Murphys», ils arrivent sur scène et enchaînent les classiques d'entrée de jeu : «The State of Massachusetts», «Captain Kelly's Kitchen», «The Gang's All here», «The Gauntlet», «The Wild Rover» la setlist est parfaite et le groupe aussi ! Même si on sait qu'on n'aura pas la mauvaise surprise d'un mauvais jeu technique avec eux, parfois ils se montrent un peu plus froid que d'autres sur scène (c'était notamment le cas dans mon souvenir quand je les avais vus il y a un an ou deux à l'Olympia), cette fois la proximité avec le public est réelle et physique : le chanteur tape les poings des premiers rangs, Ken Casey le bassiste plonge régulièrement dans la foule quand il lâche sa basse (surtout vers la fin du concert) !
Petit interlude accoustique le temps de jouer «Let them know» issue du dernier album «Going out in style» et un amusant «Warrior's code». ça permet à tout le monde de se reposer un peu, fait chaud là d'dans*!
On remet les watts pour toujours plus de classiques : «Johnny I hardly knew you», «Workers' song» ou encore l'inévitable «Kiss me I'm shitfaced» ou les filles sont invitées sur scène ! Le pogo est ma foi très cordial, j'ai largement la place de danser sans me faire envoyer valser (ahah) ou me prendre des coups de coudes, tout en glissant allègrement sur les corps transpirants des gens autour de moi.
Ensuite c'est le rappel et les mecs sont conviés également à rejoindre le groupe sur scène, et cette fois, j'en suis ! «Skinhead on the MBTA» et la reprise de «TNT» d'AC/DC mettent le feu au transbo, avec votre serviteur en guest choriste impliqué !!! Super moment dans la proximité des zicos, ça fait trop plaisir ! On découvre vraiment le groupe autrement vu d'ici.
Court rappel de deux titres seulement, la salle se rallume et envoie Franck Sinatra... bizarre...
Alors que la plupart du public a déjà rejoint le bar, les lumières se réteignent en on entend un «Boys on the Doooooooooooocks !!!!!» résonner au loin, c'est reparti pour un tour !!! Les gens se précipitent en courant vers la scène pour un dernier pogo, excellent !! C'est la première fois que je vois un (gros) groupe faire ça.
Bref, alors que j'étais allé à ce concert peut être pas à reculons, mais disons sceptique, du fait de leur prestation moyenne la dernière fois que je les avais vus (peut être due aussi à un public moyen), mais surtout en me disant : «oulala c'est à Lyon va y avoir plein de gros fafs j'espère que ça va pas envoyer du zig heil», que nenni !! Bonne ambiance dans le concert, pas de signes distinctifs de nazis.
Et puis quelle setlist ! Le groupe m'a reconquis !
Par contre il y a dû avoir un souci dans l'orga, ça sentait la date rajoutée au dernier moment : la salle était loin d'être pleine, moi-même j'avais eu l'info au dernier moment, et puis cette première partie inconnue... bizarre bizarre !!
Mais vraiment, j'ai chanté, j'ai dansé, j'ai kiffé. Let's go murphys !!!
mercredi 27 juin 2012
Up ! Quelques vidéos à regarder...
Quelques vidéos de mes groupes passés... saudade...
"Clip" de Cerveza
"Where is the barman" @ Up&Down, Montpellier
Le tout premier concert @ Thunderbird, St Etienne
Les Bitch Boys
Surfin USA @ Black bar Hell, St Etienne
Panic à daytona beach @ In Exes, Bagnol sur Cèze
Porka Miseria :
"Clip" de Cerveza
"Where is the barman" @ Up&Down, Montpellier
Le tout premier concert @ Thunderbird, St Etienne
Les Bitch Boys
Surfin USA @ Black bar Hell, St Etienne
Panic à daytona beach @ In Exes, Bagnol sur Cèze
mardi 26 juin 2012
Interview the Hop La !
Voici l'interview réalisée par mail avec Manu, chanteur/guitariste de The Hop La ! sur la langue française dans le punk/hardcore.
A mon goût la meilleure !! Merci beaucoup à lui pour ces réponses pleines d'humour mais quand même très intéressantes et pertinentes sur le sujet.
Enjoy !! (enfin, vu les circonstances : Appréciez !!)
MANU (The Hop là !)
1. Chantez-vous en français par choix ou par obligation (parce que vous parlez mal/pas
anglais) ?
→ Si par obligation : chanteriez-vous anglais si vous pouviez ?
Les 2 mon capitaine ! d’abord je voudrais rappeler que je suis un montpelliérain, mon langage est
donc fleuri par cet accent typique des régions méridionales... imagine un peu fernandel jouant du
shakespeare, ça le ferait pas.
De toutes façons, même si mon anglais était parfait, voire simplement correct, je ne l’utiliserais pas.
La langue française offre un florilège de mots et d’expressions, autant les utiliser. Et il me semble
plus judicieux et plus facile de faire passer une idée ou un message en s’exprimant dans sa langue
maternelle. 80 % des gens qui écoutent un groupe anglophone ne comprennent un traitre mot du
texte...
Quelles sont pour vous les références du chant en français et pour quelles raisons ? Quelles
sont les adaptations/reprises en français que vous préférez ?
Je n’ai pas vraiment de références à proprement parler, mais dans les groupes qui ont des textes
intéressants je pourrais citer les rats, parabellum, OTH ou même dutronc. Enfin, Jacques Lanzmann.
Pour rester dans ce cercle, j’apprécie « paris s’éveille », « amsterdam » et « le soleil du midi ».
Passez-vous beaucoup de temps sur vos paroles ? Cherchez-vous des sonorités ou des jeux
de mots spécifiques ?
Quand je les écris, j’y passe un temps fou ! En fait, c’est plus l’idée de base qui me fait cogiter
longtemps. Une fois trouvée, le texte peut aller assez vite. « Rose » et « Parle-moi » en sont des
exemples parfaits. Un mois ou plus de triturage méningique, et 20 à 30 minutes d’écriture...
Sonorités, oui absolument ! indispensable. Jeux de mots aussi, mais pas trop. Je les laisse aux frères
jacques ou à bobby lapointe.
Quelle importance tiennent vos paroles dans le groupe ? Les mettez-vous dans les albums ?
Les expliquez-vous lors des concerts ?
Les paroles sont essentielles. Même si d’un point de vue personnel, la musique prend une place plus
importante, elle ne peut être mise en valeur que par un texte idoine. Nos paroles sont toujours
jointes aux albums.
Je ne les explique pas en concert. Je n’en ai pas le temps. A part quelques pauses pour s’accorder,
boire et respirer, on enchaîne les morceaux. On est là pour jouer, pas pour papoter ou bavasser... Et
puis comme certains textes ont des doubles sens cachés ou font référence à des événements
personnels, les commenter prendrait trop de temps. Si je dois expliquer « mon dieu » par exemple,
les autres n’ont plus qu’à poser les instruments et à aller au bar prendre un demi et jouer au 421...
Chantez-vous en français dans le but de faire passer clairement un message ou pour le côté
poétique de la langue ? En d'autres termes l'utilisez-vous pour sa fonction
rhétorique/argumentative ou esthétique?
Voir plus haut pour la/les réponse(s). J’ajouterais juste que le côté poétique ne sied pas vraiment au
punk rock...
Y a-t-il des mots ou des thèmes que vous utilisez/abordez plus souvent ? Pour quelles
raisons ? De quelles façons ?
Thèmes favoris : sex, drugs & rock’n’roll... ! classique...
pourquoi ? parceque c’est ce qu’on vit ou avons vécu au quotidien... en y mêlant une touche
d’humour, de cynisme, de second degré ou de double sens, pour ne pas sombrer dans le morbide, le
glloq ou le désespoir...
Le chant en français vous a-t-il déjà porté préjudice (refus de concert, des gens qui
n'achètent pas l'album ou ne vont pas au concert...) ou au contraire ouvert des portes ?
Aucun préjudices, du moins jusqu’à présent... pourvu xa dure ! quant à ouvrir des portes, à part le
rasta qui avait aimé le texte de « la boulette » et qui m’en avait bien fait profité, :-) , je ne pense pas
en avoir eu vent.
Le public étranger est-il plutôt réticent/enthousiaste/indifférent à cette particularité ?
Jusqu’à présent nous n’avons joué que dans des pays francophones. Excepté une virée au pays
basque espagnol où les gens semblaient plus intéressés à dévaliser le bar et à taquiner la donzelle
qu’à écouter, traduire et comprendre nos textes...
Les gens en général (francophones ou non) sont-ils curieux de ce que vous dites dans vos
chansons ?
Curieux peut-être pas, je dirais plutôt attentifs ou intéressés.
Avez-vous une opinion sur les groupes francophones qui chantent (mal) en anglais ? Quelles
raisons invoquent-ils quand vous leur demandez « pourquoi » ?
En ce qui me concerne, je n’aime pas du tout l’anglais avec l’accent français. Je trouve que ça casse
le morceau. Maintenant, il y en a qui s’en branle totalement... et je ne leur demande pas pourquoi,
chacun est libre de s’exprimer comme il l’entend.
Souvent d'ailleurs ils parlent de la mauvaise rythmique de la langue française pour le rock.
Qu'en pensez-vous ?
J’avoue que le français est une langue difficile à chanter. Peut-être pas pour la rythmique, mais pour
les sonorités. Il y a beaucoup de consonnes « dures » (d k p r t...) contrairement à l’anglais qui est
un langage bien plus coulant. L’anglais a aussi un grand nombre de mot très courts, une seule
syllabe, qui permet un texte et un chant plus aisé. Ça demande donc un travail important d’écriture
pour trouver les bons mots et les bonnes sonorités tout en collant avec la musique.
A votre avis, pourquoi le français s'est largement répandu dans le rap ou le reggae et
beaucoup moins dans le punk/hardcore ?
A priori, je pense que c’est surtout dû au fait que ces groupes (rap, reggae...) ont plus de choses à
dire, à faire passer ou a dénoncer, iceux ayant souvent eu une existence difficile de part leurs
origines, leurs conditions de vie etc... alors que le punk/hardcore est plutôt basé sur la musique,
l’énergie, voire le visuel. Maintenant si on peut allier tout ça, le résultat ne peut être que mieux.
C’est ce que nous nous escrimons à faire...
Enfin, est-ce un sujet que vous abordez souvent entre vous et avec les gens de la scène ?
Je dois avouer que non... les thèmes abordés avec les groupes que l’ont croise sont plutôt :
Quand, où et qu’est ce qu’on mange ? où sont les wc ? qui vend du shit ? à quelle heure ouvre le
bar ? est-il suffisamment approvisionné ? quel âge peut-elle avoir celle-là ? porte-t-elle des dessous
en acrylique (si elle en porte) ? où se trouve la pharmacie de garde ? ça existe les bons retours ? on
m’entend en façade ? je peux me monter ? etc...
lundi 25 juin 2012
Rassemblement Antifa à Saint Etienne le 23 06
A Saint Etienne un rassemblement citoyen antifasciste était organisé ce samedi 23 juin en réaction à la montée des organisations d'extrême droite dans la Loire et en Rhône Alpes en général.
A Lyon aussi un tel rassemblement était organisé, plus d'infos ici :
http://rebellyon.info/Non-aux-parades-nazies-a-la.html
Une centaine de personnes étaient réunis place du peuple, avec pour slogans "Sainté, Sainté, Antifa" ou autres "No pasaràn".
On attendait une descente des néonazis de Lyon, mais aucune violence ne fut à déplorer.
Le tract distribué ce jour là aux passants, et dont la lecture a clôturé la journée : http://lenumerozero.lautre.net/article2430.html
lundi 11 juin 2012
Manifs au Québec
J'en avais déjà parlé dans un précédent post.
Alors qu'ici en France on n'a d'yeux que pour les législatives et le championnat d'Europe de foot, les manifs au Québec sont tombées aux oubliettes, alors qu'apparemment la situation s'aggrave et la répression policière se fait de plus en plus forte.
Quelques liens pour en savoir plus :
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/352102/recit-d-un-petit-voyage-en-metro-avec-un-carre-rouge
http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/352105/grand-prix-les-policiers-detiennent-preventivement-une-trentaine-de-personnes
http://www.delitfrancais.com/2012/06/10/arrete-pour-cause-de-journalisme/
et un site que j'aime toujours partager :
http://www.pirate-punk.net/message.php?t=23519&page=2
SOLIDARITE !!
dimanche 10 juin 2012
"ER" ou "é"?
Une question toujours difficile à tirer au clair avec des apprenants étrangers (ou même français d'ailleurs...) ! On a beau faire un cours super bien sur le passé composé, la non-différence de prononciation entre infinitif et participe passé est toujours une source d'erreur. Je me suis rendu compte qu'il n'existait pas ou peu de cours et d'exercice s'attachant à faire comprendre cette différence.
A côté d'une leçon sur le passé composé, on peut apporter une attention particulière à la compréhension et à l'utilisation de l'infinitif ou du participe passé.
On pourra également aborder la terminaison "ez" qui heureusement est un petit peu plus facile à décrire et comprendre.
Voici quelques phrases simples pour pratiquer.
CHOISISSEZ
« -er » OU « -é »
- Nous sommes venus ici pour manger/mangé.
- Vous êtes rester/resté combien de temps là-bas ?
- Mes parents ont acheter/acheté une nouvelle voiture.
- Est-ce que tu m'as fait une liste des choses à acheter/acheté ?
- Ma sœur a encore oublier/oublié ses clés !
- Allez, fais autre chose pour ne plus y penser/pensé.
- Hier soir pour mon anniversaire toute ma famille est arriver/arrivée par surprise et ils m'ont chanter/chanté une chanson. J'ai cru que j'allais pleurer/pleuré ! Ensuite nous avons fêter/fêté ça tous ensemble, et maintenant il faut tout ranger/rangé dans la maison.
- Ils se sont lever/levés tôt pour aller/allé travailler/travaillé.
mardi 5 juin 2012
Chronique de concert : LES SHERIFF + washington dead cats + Brassen's not dead + Palavas surfers
2/06/2012, pour l'anniversaire de
l'asso emblématique de Montpellier, la TAF, les Sheriff se
reformaient pour un unique concert après plus de 12 ans d'absence.
Le concert a lieu en plein air, propose une affiche intéressante
(avec 3 groupes en ouverture) pour un prix dérisoire (6,50€ par
internet).
Moi, les Sheriff, je mets ça pour me
donner l'envie d'aller au boulot le matin. Je les chante à tue-tête
les soirs de cuite entre potes. C'est l'un des rares groupes dont ma
copine est aussi fan que moi. On reprenait 2 de leurs morceaux avec mon ancien groupe Les Bitch Boys. Bref, un groupe dont les chansons rythment ma vie, immanquable, moi qui suis né
trop tard pour profiter de leur période d'activité.
En arrivant au parc Grammont, derrière
le Zenith de Montpellier, on constate que des gens sont venus de
partout : les Côtes d'Armor ou les Vosges, c'est quand même
pas la porte à côté.
Bonne ambiance, un peu de tout :
des keupons à crête, papa qui amène ses gosses, des groupes de
copines, et quelques figures du keupon national (des membres de
Fiction Romance ou les Crades Marmots sont dans la place). Toutes les
conditions sont réunies pour que la nuit soit courte, mais chaude (à
la chaleur des missiles...).
Alors que le stand de T-shirt rencontre
un succès fou, les Palavas Surfers, groupe local, ont la très
difficile tâche d'ouvrir le bal. Musicalement ils collent
parfaitement avec le ton de la soirée, punk français avec
« Ohohoh » et refrains accrocheurs. Mais bon, il fait
encore jour et comme on peut pas rentrer avec des bouteilles, le gros
des troupes est encore dehors, ou à l'intérieur mais assis, et
malgré une prestation sympathique, dur dur pour eux d'enflammer la
foule. A revoir dans un lieu plus adapté, style rade qui sent la
bière.
Après une petite pause et alors que
l'espace se remplit progressivement, les Brassen's Not Dead prennent
le relais et attirent une bonne dose de connaisseurs. Le set est bon,
les reprises sont bien faites, les gens sont contents, un membre du
groupe n'est sur scène que pour faire le con, déguisé tour à tour
en croquant ou en gorille, pour illustrer les textes de Brassens dans
un esprit « Not Dead ».
Les gens continuent d'affluer petit à
petit pendant le changement de plateau qui fait place aux Washington
Dead Cats, que je n'aime toujours pas ni musicalement ni dans les
discours du chanteur qui malheureusement pour lui n'est pas drôle.
Bien sûr ils ont leur fans mais l'ambiance reste très calme, on
boit des bières, on cause, on croise des gens qu'on n'avait pas vu
depuis longtemps et qu'on leur demande ce qu'ils foutent là, on
s'impatiente, on regarde les nuages en espérant que la pluie ne
fasse pas son apparition. Bref on n'est pas très attentifs aux
groupes, les pauvres, dure mission que celle de chauffer le public
qui n'attend que le retour des héros du soir.
La nuit tombe, les 5000 personnes sont
toutes entrées cette fois, un grand drapeau « Les Sheriff »
est déplié à l'arrière de la scène, ça sent bon !
A 22h environ voilà les 5 Sheriff de
nouveau réunis sur scène, contents d'être là et prêts à envoyer
la sauce. « Une idée fixe » est joué en premier et ça
enchaîne avec « A coup de batte de base-ball », puis, dans
le désordre : « Je veux savoir pourquoi », « les
2 doigts dans la prise » ou encore « Ne fais pas cette
tête là » et « Tic-Tac ».
Pendant les 3 premiers morceaux, le
pogo est extrêmement nourri mais baisse vite en intensité du fait
d'une moyenne d'âge plus élevée que pour un concert de Millencolin
et surtout de l'énorme nuage de poussière qui prend aux bronches,
comme souvent dans les concerts en extérieur.
En tous cas la foule est aux anges, ça
chante, ça applaudit, et même si ça enchaîne beaucoup moins vite
les morceaux que par le passé, ces derniers n'ont rien perdu de leur
intensité et de leur capacité fédératrice.
A mesure que le concert avance les
classiques s'enchaînent : « Bon à Rien » (avec un
petit passage modifié pour l'occasion : « J'ai dépassé
le quart de siècle et je roule toujours en mobylette » est
devenu « J'ai bientôt un demi-siècle et je roule toujours en
twingo verte »!), « Panic (à Daytona Beach) »,
« Pile ou Face », «Les marteaux
piqueurs »... Techniquement ce n'est pas absolument
parfait mais quand même ça joue, et surtout l'irremplaçable voix
d'Olivier, visiblement très ému, fait
toujours le même effet. Après un passage ska inédit sur « Arrête
d'aboyer », quelques morceaux de l'album « Eletrochoc
(« Que Pasa », « Pour le meilleur et pour le
pire », « Je crache mes Poumons »), des morceaux
anciens comme « Aucune Importance » qui permettent à
certains musiciens passés par le groupe de venir taper le petit solo
ou la batterie, ou encore « L'essayer c'est l'adopter »,
la première partie du set s'achève sur un « Jouer avec le
feu » du tonnerre de Dieu, repris en chœur par une foule
conquise.
Puis vont s'enchaîner pas moins de 4
rappels, avec d'autres classiques comme « La Saga des
Sheriff », « N'insiste pas », « Pas de
doute » etc, soit en tout environ 35 morceaux et 2 heures de
concert !
On finit sur les rotules, satisfaits de
les avoir vus en forme, sincères, chez eux, avec un public nombreux,
bigarré et totalement acquis à leur cause, bref une excellente
soirée même pas gâchée par le fait qu'on doive rentrer en
bagnole.
Inscription à :
Articles (Atom)



