LA PUB VOUS REND CONS

vendredi 24 août 2012

Exercice sur les mots interrogatifs

Comme vous l'aurez remarqué, je suis assez adepte des exos bien classiques qui permettent à l'apprenant d'appliquer la règle à apprendre et seulement cette règle.
Dans le cadre d'un cours sur l'interrogation, on commencera par les questions fermées, puis ouvertes, qui impliquent de voir les mots interrogatifs. Or il est de plus en plus difficile de trouver un exercice du type de ce qui suit :


Posez les questions sur les parties soulignées

  1. Mes parents habitent en Bretagne depuis 10 ans, ils ont déménagé là-bas parce qu'ils adorent cette région (les paysages, les plages, la gastronomie, la musique...).


  1. Mes parents habitent en Bretagne depuis 10 ans, ils ont déménagé là-bas parce qu'ils adorent cette région (les paysages, les plages, la gastronomie, la musique...).


  1. Mes parents habitent en Bretagne depuis 10 ans, ils ont déménagé là-bas parce qu'ils adorent cette région (les paysages, les plages, la gastronomie, la musique...).


  1. Mes parents habitent en Bretagne depuis 10 ans, ils ont déménagé là-bas parce qu'ils adorent cette région (les paysages, les plages, la gastronomie, la musique...).


  1. Mes parents habitent en Bretagne depuis 10 ans, ils ont déménagé là-bas parce qu'ils adorent cette région (les paysages, les plages, la gastronomie, la musique...).


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.


  1. Hier soir, l'équipe des Corinthians de Sao Paolo est devenue championne du Brésil pour la dixième fois de son histoire. Les supporters ont fêté ça toute la nuit en dansant et en chantant l'hymne du club.



ça paraît sans doute trop simplet et terre à terre, mais au moins on va droit au but.

Quelques vidéos... encore...

Lors de mes précédents posts sur les vidéos de mes groupes, j'ai fait l'énorme erreur d'oublier celui-ci... pourtant, de très loin le plus original ! Mais aussi le plus éphémère...
Il s'agit de Ménage à Trois, groupe de reprises que j'ai fait quand j'étais au Brésil et dont voici des extaits de l'unique concert, au Caibar d'Araraquara, en 2007...

"Pololop" de Ludwig Von 88



"Qual Violencia é pior" de Colera



Voila, c'est moche, mais c'est des bons souvenirs !!

Traduction : Bro Hym, PENNYWISE




Peu de posts en ce mois d'Août... "Normal, c'est les vacances" me direz-vous. Ben non, en ce qui me concerne c'est plutôt le contraire, et l'absence de nouveaux messages est davantage dûe au fait que faire les saisons dans la cambrousse entouré de plein de gens ça n'aide pas à prendre soin de son blog... Donc, comme aujourd'hui j'ai le temps, c'est jour de fête : interview des Vulgaires Machins, traduction de Bro Hymn de Pennywise, un nouvel exo de FLE et des nouvelles du front.

Ici donc, la traduction de cette super chanson de Pennywise. J'avoue que contrairement à ce qu'annonce le blog, cette fois la version française ne respecte pas du tout le nombre de syllabes et n'est pas convenable pour une reprise. Trop dur ! Ils en disent trop en trop peu de mots... bref, voilà ce que ça donne au niveau du sens :

BRO HYMN

To all my friends, present past and beyond
Especially those who weren't with us too long
Life is the most precious thing you can lose
While you were here the fun was never ending
Laugh a minute was only beginning
Canton, Colvin, Nichols, this one's for you

Ever get the feeling you can't go on
Just remember whose side it is that you're on
You've got friends with you till the end
If you're ever in a tough situation
We'll be there with no hesitation
Brotherhood's our rule we cannot bend

Whoa oh oh oh oooooooooooooooooooooh

When you're feeling too close to the bottom
You know who it is you can count on
Someone will pick you up again
We can conquer anything together
All of us are bonded forever
If I die you die that's the way it is

Whoa oh oh oh oooooooooooooooooooooh

To all my friends, present past and beyond
To all those who weren't with us too long
Life is the most precious thing you can lose
While you were here the fun was never ending
Laugh a minute was only the beginning
Canton, Colvin, Nichols, this one's for you


HYMNE AUX FRANGINS

A tous mes potes, passés, présents, futurs,
Surtout ceux qui sont pas restés longtemps avec nous
La vie est la chose la plus précieuse que tu puisses perdre
Quand t'étais là on se marrait en permanence
On rigole un peu et c'est que le début
Canton, Colvin, Nichols, celle-ci est pour vous

T'as déjà eu l'impression que tu ne pouvais plus avancer ?
Rappelle toi de quel côté tu te trouves
T'as des potes avec toi jusqu'au bout
Si tu te retrouves dans une situation difficile
On sera là, pas d'hésitation
La fraternité c'est notre règle incontournable

Quand tu sens que tu touches le fond
Tu sais sur qui tu peux compter
Quelqu'un te sortiras de là
Ensemble on peut tout conquérir
On est tous liés pour toujours
Si tu crèves, je crève, c'est comme ça

A tous mes potes, passés, présents, futurs,
Surtout qui sont pas restés longtemps avec nous
La vie est la chose la plus précieuse que tu puisses perdre
Quand t'étais là on se marrait en permanence
On rigole un peu et c'est que le début
Canton, Colvin, Nichols, celle-ci est pour vous
 

Interview Vulgaires Machins



Seul groupe non-français (pour l'instant !) de mon travail sur les langues dans le punk hardcore, les réponses des Vulgaires Machins, qui ont été les premières à me parvenir, sont particulièrement intéressantes. Merci à eux d'avoir pris le temps de participer à mon projet, via e-mail.

1. Chantez-vous en français par choix ou par obligation (parce que vous parlez mal/pas
anglais) ?

Par choix. Pour la simple et bonne raison que nous sommes francophones. Il nous a toujours semblé
étrange de choisir de s’exprimer dans une langue étrangère. Une démarche artistique honnête et
engagée impose selon nous d’écrire dans la langue dans laquelle on pense.

2. Quelles sont pour vous les références du chant en français et pour quelles raisons ? Quelles
sont les adaptations/reprises en français que vous préférez ?

Nos influences francophones sont peu nombreuses au niveau du punk rock puisqu’il n’existait
pratiquement pas de groupes franco et punk au Québec quand on a commencé en 96. Les influences
sont surtout anglo-saxonnes.

3. Passez-vous beaucoup de temps sur vos paroles ? Cherchez-vous des sonorités ou des jeux
de mots spécifiques ?

Oui. C’est ce qui prend le plus de temps. Pour toutes les raisons que tu mentionnes. La sonorité, les
rimes mais surtout, la rythmique du phrasé. Certaines paroles en français peuvent sonner vraiment
mal quand elles sont mal rythmées avec la musique. Sans mentionner que certains mots sont
interdits (ndr : quels mots ???)

4. Quelle importance tiennent vos paroles dans le groupe ? Les mettez-vous dans les albums ?
Les expliquez-vous lors des concerts ?

Toutes les paroles sont écrites dans nos albums physiques et sur le site web. Pas question
d’expliquer quoi que ce soit dans les concerts par contre. C’est important pour nous de laisser les
gens interpréter tout ça librement.

5. Chantez-vous en français dans le but de faire passer clairement un message ou pour le côté
poétique de la langue ? En d'autres termes l'utilisez-vous pour sa fonction
rhétorique/argumentative ou esthétique?

Aucunes de ses réponses. Voir ma réponse à la question #1.

6. Y a-t-il des mots ou des thèmes que vous utilisez/abordez plus souvent ? Pour quelles
raisons ? De quelles façons ?

La bêtise humaine est l’un de mes sujets de prédilection. Parce que la bêtise n’a pas de fond et pas
de limites. De plus, elle se révèle dans tous les aspects de la société.

7. Le chant en français vous a-t-il déjà porté préjudice (refus de concert, des gens qui
n'achètent pas l'album ou ne vont pas au concert...) ou au contraire ouvert des portes ?

Paradoxalement, le français nous a ouvert des portes puisque très peu de groupes punks au Québec
chantent en français. Ce qui nous a donné un aspect de rareté. D’un autre côté, on se souvient que
beaucoup de gens nous disaient au début considérer le français dans ce genre musical mauvais.

8. Le public étranger est-il plutôt réticent/enthousiaste/indifférent à cette particularité ?
Notre public étranger c’est la France. Nous n’avons jamais tourné dans des régions anglophones.
Jamais senti de réticences en France.

9. Les gens en général (francophones ou non) sont-ils curieux de ce que vous dites dans vos
chansons ?

Les Québécois accordent une grande importance aux textes. Oui. La démarche engagée du groupe
intensifie l’intérêt je crois.

10. Avez-vous une opinion sur les groupes francophones qui chantent (mal) en anglais ?
Quelles raisons invoquent-ils quand vous leur demandez « pourquoi » ?

Je n’ai aucun intérêt pour les groupes qui chantent un anglais cassé et mal écrit. Il existe trop
d’excellents groupes anglophones qui écrivent de très bonnes paroles et chansons pour perdre mon
temps avec ça. En général, les groupes évoquent leurs influences américaines pour justifier le choix
de la langue dans leur musique. D’autres plus honnêtes avoue être incapable d’écrire en français.
Mais si ceux-ci ne réalisent pas toujours qu’ils sont incapable de bien écrire en anglais aussi.

11. Souvent d'ailleurs ils parlent de la mauvaise rythmique de la langue française pour le
rock. Qu'en pensez-vous ?

Cette impression vient d’un manque de référence. Plusieurs groupes rock français ont prouvé le
contraire : Noir Désir, Bérurier noir, Zabriskie Point etc…

12. A votre avis, pourquoi le français s'est largement répandu dans le rap ou le reggae et
beaucoup moins dans le punk/hardcore ?

Bonne question. Je n’en ai pas la moindre idée.

13. Enfin, est-ce un sujet que vous abordez souvent entre vous et avec les gens de la scène ?
Pas vraiment.

mardi 31 juillet 2012

Pussy Riot en procès

Après les arrestations de punks en Indonésie, voici le trio russe de Pussy Riot en procès pour leurs concerts sauvages anti-Poutine.

Quelques articles pour en savoir plus :

 http://www.rfi.fr/europe/20120730-russie-punks-russes-pussy-riot-devant-jsutice-hymne-anti-poutine?ns_campaign=editorial&ns_source=FB&ns_mchannel=reseaux_sociaux&ns_fee=0&ns_linkname=20120730_russie_punks_russes_pussy_riot_devant

Et un autre sur l'engagement punk dans les pays où c'est un vrai acte politique que de se faire une crète :

http://www.guardian.co.uk/music/2012/mar/17/punk-rock-state-oppression-burma

Stay rude !

lundi 23 juillet 2012

Traduction : Raised Fist, "Get this RIght"



Petite traduction d'un morceau de Raised Fist issu de l'album "Dedication"

GET THIS RIGHT

Doesn't matter if we stand behind, if we play grind, if we get unsigned
It's not a fancy dream about a supremeteam that screams 'bout fighting regimes
Ten years passed by and you ran along
You ran along with your fucking urge to belong

When will you get this right? - When... right
(It's not) A fanatic rite
It's only a name in the theatre light - theatre light
It's not about a cool website
When will you get this right? - When... right
(It's not) A fanatic rite
It's only a name in the theatre light - Theatre light
It's not about acting like a rock star at night

Dedication is essential to succeed, anticipation is all you need
Guess it's time for us to explain how we fill ourselves up with the energy to remain
You play in a band, you want to expand but you misunderstand
You're aiming at fame, you want to lay claim but you should be ashamed

Struggling to get into a fucking nice review
Looking for a camera lens that can capture a picture of your crew
Still the same need for fame & a stage name
I cannot explain the feelings I have for you

Feeding the clothing store, so unsure when we're on tour
You better start running again or you'll end up in the slow lane
You think it's about profit & loss, sucking up for the boss
Acting like everything is for sale



COMPRENEZ BIEN

C'est pas grave si on reste derrière, si on joue du grind, si on n'est pas signés
C'est pas la lubie d'un super groupe qui hurle contre des régimes
10 ans ont passé et tu cours toujours
Après l'urgence d'appartenir

Quand vas-tu piger ?
C'est pas un rite fanatique
C'est juste un nom sur une salle de concert
C'est pas juste un beau site web
Quand vas-tu piger ?
C'est pas un rite fanatique
C'est juste un nom sur une salle de concert
C'est pas faire sa rock star le soir

L'implication est essentielle pour réussir, il faut juste anticiper
Je crois qu'il faut qu'on explique comment on se remplit de l'énergie qu'il reste
Tu joues dans un groupe, tu veux être connu mais tu comprends pas
Tu vises la gloire, tu veux qu'on parle de toi mais tu devrais avoir honte

Lutter pour apparaître dans une putain de revue
A chercher un appareil pour prendre une photo de ton crew
Toujours ce besoin de gloire et de nom de scène
Je peux pas expliquer ce que je ressens pour toi

T'engraisses le magasin de fringues, pas très sûr en tournée
Recommence à courir ou tu finiras sur la voie de droite
Tu penses que c'est une question de gain et de perte, suce ton patron
Fait comme si tout était à vendre 

Quand vas-tu piger ?
C'est pas un rite fanatique
C'est juste un nom sur une salle de concert
C'est pas juste un beau site web
Quand vas-tu piger ?
C'est pas un rite fanatique
C'est juste un nom sur une salle de concert
C'est pas faire sa rock star le soir
 

lundi 2 juillet 2012

Chronique concert Dropkick Murphys le 22/06/2012 à Lyon



Chronique concert Dropkick Murphys, transbordeur de Lyon 22/06/2012

Le concert commence assez tôt avec une première partie dont j'ai oublié le nom. Le groupe fête ses 10 ans d'existence et pourtant je n'en avais jamais entendu parler. C'est pas mal, ils ont dû bouffer du Clash pendant des heures et des heures même s'ils évoluent dans un style punk rock plus moderne que ceux-ci, le show monte bien en puissance mais n'étant annoncés nulle part ils ont du mal à remuer la foule.

J'en viens directement au plat de résistance: Dropkick Murphys!!
Après le traditionnel «Let's Go Murphys», ils arrivent sur scène et enchaînent les classiques d'entrée de jeu : «The State of Massachusetts», «Captain Kelly's Kitchen», «The Gang's All here», «The Gauntlet», «The Wild Rover» la setlist est parfaite et le groupe aussi ! Même si on sait qu'on n'aura pas la mauvaise surprise d'un mauvais jeu technique avec eux, parfois ils se montrent un peu plus froid que d'autres sur scène (c'était notamment le cas dans mon souvenir quand je les avais vus il y a un an ou deux à l'Olympia), cette fois la proximité avec le public est réelle et physique : le chanteur tape les poings des premiers rangs, Ken Casey le bassiste plonge régulièrement dans la foule quand il lâche sa basse (surtout vers la fin du concert) !
Petit interlude accoustique le temps de jouer «Let them know» issue du dernier album «Going out in style» et un amusant «Warrior's code». ça permet à tout le monde de se reposer un peu, fait chaud là d'dans*!

On remet les watts pour toujours plus de classiques : «Johnny I hardly knew you», «Workers' song» ou encore l'inévitable «Kiss me I'm shitfaced» ou les filles sont invitées sur scène ! Le pogo est ma foi très cordial, j'ai largement la place de danser sans me faire envoyer valser (ahah) ou me prendre des coups de coudes, tout en glissant allègrement sur les corps transpirants des gens autour de moi.
Ensuite c'est le rappel et les mecs sont conviés également à rejoindre le groupe sur scène, et cette fois, j'en suis ! «Skinhead on the MBTA» et la reprise de «TNT» d'AC/DC mettent le feu au transbo, avec votre serviteur en guest choriste impliqué !!! Super moment dans la proximité des zicos, ça fait trop plaisir ! On découvre vraiment le groupe autrement vu d'ici.

Court rappel de deux titres seulement, la salle se rallume et envoie Franck Sinatra... bizarre...
Alors que la plupart du public a déjà rejoint le bar, les lumières se réteignent en on entend un «Boys on the Doooooooooooocks !!!!!» résonner au loin, c'est reparti pour un tour !!! Les gens se précipitent en courant vers la scène pour un dernier pogo, excellent !! C'est la première fois que je vois un (gros) groupe faire ça.

Bref, alors que j'étais allé à ce concert peut être pas à reculons, mais disons sceptique, du fait de leur prestation moyenne la dernière fois que je les avais vus (peut être due aussi à un public moyen), mais surtout en me disant : «oulala c'est à Lyon va y avoir plein de gros fafs j'espère que ça va pas envoyer du zig heil», que nenni !! Bonne ambiance dans le concert, pas de signes distinctifs de nazis.
Et puis quelle setlist ! Le groupe m'a reconquis !
Par contre il y a dû avoir un souci dans l'orga, ça sentait la date rajoutée au dernier moment : la salle était loin d'être pleine, moi-même j'avais eu l'info au dernier moment, et puis cette première partie inconnue... bizarre bizarre !!
Mais vraiment, j'ai chanté, j'ai dansé, j'ai kiffé. Let's go murphys !!!