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dimanche 27 avril 2014

Classement Albums Punk : n°10

 #10  The Clash : « London Calling »



ça y est, on rentre dans le Top Ten !! Nous allons donc parler à partir de maintenant des monuments, des pierres angulaires, du Hall of Fame, des légendes, des meilleurs, des boss, des tueurs, voire des génies. Aucun doute que les Clash font partie de toutes ces catégories à la fois.

De tout mon classement, « London Calling » est sans doute l'album le moins « punk » musicalement parlant, avec de nombreux autres styles musicaux qui viennent ce greffer dans les compos du légendaire combo londonien : reggae, dancehall, pop, jazz...

Est-il vraiment besoin de chroniquer ce disque ? Vous l'avez tous déjà chez vous en 33, en CD, en K7, en réédition, en mp3, c'est sûr. Plus de 5 millions de copies vendues à travers le monde.

La pochette, inspirée par le premier album d'Elvis Presley, a à son tour été reprises des centaines ou des milliers de fois pour des affiches, d'autres pochettes, des T-shirts ou que sais-je. Bref, on est dans le mythique, l'éternel, l'immortel de l'histoire du punk rock, Joe Strummer et les siens nous gratifiant au passage d'un morceau éponyme que vous pouvez être certain d'écouter à chaque reportage sur la capitale britannique.


jeudi 24 avril 2014

Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine + The Spark @le Fil, Saint Etienne, le 20/04/2014





On passera sur l’annulation de dernière minute de mon groupe Volstead Akt. Aujourd’hui encore, je m’en mords les couilles.

Niveau public, 500 personnes, la petite salle du Fil est bondée. Je pense que niveau comm’ l’organisation n’a peut être pas donné tout ce qu’elle pouvait, une affiche comme ça y avait de quoi rameuter toute la région et remplir la grande salle de 1200 personnes. Bref, au moins on est tout proche des groupes et on peut regarder le tout accoudé au comptoir donc c’est d’autant mieux pour ceux qui sont venus !

La soirée commence donc avec The Spark, le groupe local qui donne dans le punk/post hardcore/hard rock. Le son est absolument parfait, la batterie carrée envoie la sauce sur un mur de son ininterrompu. Du coup ça manque peut être un peu de nuances, on ne saurait le lendemain ressortir un morceau en particulier ou fredonner un refrain. Prestation convaincante du groupe stéphanois,  à revoir dans quelques temps quand ils auront plus de compos.

Un long changement de plateau et la Guantanamo School of Medicine débarque sur scène, le bassiste a presque l’âge de mon père et l’un des guitaristes pourrait avoir l’âge de mon petit frère ! Mélange des générations donc pour une petite intro avant l’entrée en scène fracassante du maître Biafra qui va nous livrer 2 heures d’une prestation de haute volée. Entre théâtre, discours politiques et punk/hardcore, on voit le gars qui maîtrise son sujet et son domaine. Derrière, les 4 zicos assurent évidemment une section rythmique et mélodique sans fausse note et là aussi avec un son vraiment nickel chrome, clair mais rageur, puissant mais pas trop fort.  

Collé à la scène, le public est conquis, le pogo est brutal. La proximité avec le groupe ajoute à l’ambiance, et la proximité avec le bar fait que personne ne quitte la salle. Entre les morceaux, Jello Biafra s’exprime longuement et on sent vraiment qu’il fait l’effort de parler lentement, distinctement, clairement, pour expliquer de quoi va parler la chanson à venir. Beaucoup sont sur le système bancaire et l’austérité économique, mais on aborde également les prisons privées aux Etats Unis, la mainmise des puissances occidentales sur les pays émergeants (« White People and the Damage Done »), le mouvement Occupy (« Shock  - U – Py »), l’exploitation du gaz de schiste, pour lequel Biafra enfile un T-shirt en français dénonçant les ravages cette pratique. Toujours pas de chanson d’amour donc de la part du californien, et c’est ça qu’est bon !!! Pendant les chansons il nous ravit toujours de ces performances d’acteur pour mimer les textes, et n’hésite pas à slammer à plusieurs reprises.

Bien sûr, même s’il est toujours en colère contre les membres des Dead Kennedys (« N’agissez pas comme Obama, comme Hollande ou comme les gars de mon ancien groupe »…), 4 morceaux mythiques des Dead K seront interprétés et repris en chœur par la foule en délire : « Californie Ubber Alles », « Nazi Punks Fuck Off », « Chemical Warfare » et « Holiday in Cambodia ». Et oui, parce que malgré tout, et même si la GSM assure grave, c’est aussi ces titres là qu’on veut entendre, nous les p’tits jeunes !! Et les vieux skins aussi d’ailleurs. 

A la sortie du show, tout le monde est unanime, ça valait le coup ! ça fait du bien de voir une prog punk dans une Salle de Musique Actuelle, on en redemande ! Evidemment ça n’a pas le même charme que dans les rades ou les sqatts, mais voir de si bons groupes avec un si bon son de temps en temps ça fait du bien aussi.
 





lundi 21 avril 2014

Meilleurs albums punk : n°11



#11 Adolescents : « Adolescents »


L'influence de cet album sur tout ce que l'Amérique a fait de punk ou de hardcore par la suite est proprement hallucinante. Vous verrez encore très souvent des zicos porter le T-shirt bleu avec le nom du groupe en rouge qui est en fait la pochette du disque.

Les 13 titres composés par ce All-star band (avec des membres de Social Distorsion, Agent Orange et Mike Patton à la production) sont tous des tubes. Beaucoup ont été repris (« No Way » par NOFX et Burnings Heads) ou figurent dans des vidéos de skate ou des docus sur le hardcore. Une rage, un son, une urgence dans la compo, alliés à des mélodies et des riffs ultra-efficaces boostent les perles que sont « Kids of the Blackhole », « Amoeba », « LA girl », « Rip it Up » ou encore le superbe « Creatures » en clôture d'album.

Un album indispensable pour comprendre la direction qu'à pris par la suite le punk californien et surtout pour un plaisir garanti à chaque écoute. Aujourd'hui le groupe tourne toujours alors profitez-en !

vendredi 18 avril 2014

Classement Albums Punk : n°12



#12 : The Damned : « Damned Damned Damned ! »




Attention, voici venue l'heure de chroniquer le premier LP estampillé « punk » de tous les temps ! Sorti le 18 février 1977, les Damned devancent leurs petits camarades Clash et Pistols dans le lancement de la déferlante à venir.

Au delà de ça, on peut considérer que leurs chansons sont de qualité au moins égale à leurs « rivaux », et ce premier disque contient uniquement des tubes, gravés à jamais dans la grande histoire du rock'n roll et qui sont toujours aussi efficaces presque 40 plus tard. Les singles « Neat Neat Neat » et « New Rose » en tête, on n'oublie pas non plus « Stab Your Back » ou la reprise des Stooges « I feel Alright ».

ça déboule à 100 à l'heure, ça gueule avec une voix jeune pleine de hargne (celle de Dave Vanian), et le dénommé Rat Scabies à la batterie vous impressionnera par se frappe violente et l'utilisation incessante des cymbales. D'ailleurs après une réécoute, j'en viens à me demander s'il avait un charley le jour de l'enregistrement...

lundi 14 avril 2014

Classement Albums punk : n°13




#13  Dropkick Murphys : « Live on St Patrick's day »





Dieu sait que j'adore les live, voici le mieux classé, donc selon moi le meilleur album enregistré en concert de tous les temps. Rien que ça ! Meilleur encore que le double d'AC/DC !

Ce qui est vraiment extraordinaire dans cet album, outre évidemment les titres joués par le groupe et leur interprétation (on y reviendra), c'est le public. Enregistré comme son nom l'indique le jour de la Saint Patrick à Boston, la foule en délire reprend en choeur chaque refrain dans une justesse rythmique absolument incroyable. Clairement, c'est le public qui fait la différence entre ce live et tous les autres que vous avez pu écouter dans votre vie. A l'écoute de « Boys on the Docks », « Flannegan's Wake », « The Wild Rover » ou « Barroom Hero », la communion entre le groupe et les spectateurs est parfaite et vous tire les larmes aux yeux.

Les Dropkick quant à eux, qui affirment définitivement leur style celtic punk à partir de ce skeud, jouent tout simplement les 6 premiers morceaux sans la moindre pause... déjà, première performance ! Ils alignent en tout 26 morceaux parfaitement interprétés avec une patate exemplaire, et certains de leurs plus grands tubes qui manquent un petit peu à leur set-list désormais (pas étonnant vu leur discographie pléthorique). Donc, parmi ceux qu'il faut redécouvrir et qui ne sont plus joués : « For Boston », « Which Side Are You On ? », « Spicy Machaggis Jig », ou encore « Alcohol ».

vendredi 11 avril 2014

Classement Albums Punk : n°14


# 14  Against me ! : « Reinventing Axl Rose »


Le titre clame la réinvention d'Axl Rose (pour les profanes : le chanteur de Guns'n Roses qui donnait dans l'attitude rockstar à outrance), mais c'est surtout la façon de jouer et de concevoir le punk que le groupe floridien réinvente. Après avoir fricoté pendant de longues années, punk rock et folk music se marient définitivement pour le meilleur et surtout pour le meilleur avec Against me! et son leader/guitariste/chanteur Tom Gabel. Enfin, Tom Gabel à l'époque, aujourd'hui changé en femme et répondant au doux nom de Laura Jane Grace. Bref, après les références et anecdotes people, passons au contenu de l'album à proprement parler.

Sorti sur No Idea, encore un label qui aura mis au grand jour son lot de génies, il s'agit du premier LP du groupe, après quelques EP encore plus tournés vers la folk (pas de batterie ou très peu). Ici le groupe envoie la sauce du début avec le génial « Pints of Guinness Make You Strong » qui comme son nom l'indique s'inspire très librement du folklore irlandais et est plutôt une chanson d'amour (triste, mais quand même) contrairement au reste de l'album qui est très politisé.

Les paroles et surtout la façon de poser le chant sont très originales et il faut un certain temps pour s'y habituer, tout comme cette voix hurlée avec des choeurs (pas toujours das le temps et pas toujours très justes, mais ça marche à merveille et fait tout le charme du disque) sur des guitares en son clair et on ne peut qu'adhérer à « The Politics of Starving » ou « Those Anarcho Punk are Myterious... ».

samedi 5 avril 2014

Classement Albums Punk : n°15



#15  Discharge : "Hear Nothing say nothing see nothing"



Discharge, et l'anarko-punk vit le jour. Sans concession ni dans les paroles ni dans la musique, les britanniques donnent en ce début des années 80 dans le renouveau du punk. La première vague de 77 à peine digérée (qui a dit ridiculisée?), les « purs et durs » ne lâchent pas le morceau et continuent de donner dans le rock' roll dangereux, extrême, engagé, méchant qui fait peur.

Après un premier album (« Why ? » sorti l'année précédente, en 1981) qui annonçait assez clairement la couleur, Discharge transforme l'essai (j'aime les comparaisons sportives, faites pas attention) avec ce second opus qui ne fait toujours pas dans la demi-mesure. Jugez plutôt : « Hear Nothing, Say Nothing, See Nothing », « Proteste and Survive », « Cries of Help », « A Hell on Eearth » ou encore « Free Speech for the Dumb », autant de brûlots anars et pacifistes dont, d'après les sources de la rédaction, la plupart des paroles auraient été piquées sur des tracts de la CNT.

mercredi 2 avril 2014

Classement Albums Punk : n°16



#16  Agnostic Front : « Something's gotta give »



Roger Miret et Vinni Stigma, les 2 leaders cofondateurs d'Agnostic Front, font figure de légendes vivantes et composent sans doute leur meilleur album avec ce « Something's Gotta Give » sorti en 1998 sur Epitaph Records. Sur les différents enregistrements studio du quartet symbole du New York HardCore, les influences sont tantôt oi !, street punk, hardcore voire métal. Celui-ci regroupe un peu l'ensemble de ces genres musicaux et renferme LE tube incontournable du groupe : le génialissime « Gotta Go ». Tout y est : riffs puissants, solo de guitare qui envoie le pâté, refrain à chanter le poing levé et paroles fédératrices (adjectifs interchangeables).

On notera aussi la présence d'autres excellents morceaux comme « No Fear », « Before My Eyes », « Do or Die », ou encore « Today, Tomorrow, Forever ». Bref un disque à posséder, car au delà de la qualité des morceaux (à partir de cette place du classement toutes les chansons sont de grande classe ! ) il s'agit quand même d'une référence absolue dans ce style bien particulier qu'est le NYHC. Assurément, Agnostic Front et ses membres (habitués du CBGB) sont le symbole de ce genre, de cette ville, de cette attitude, de cette musique.