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jeudi 30 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°26



#26 Raised Fist : « Dedication »




Après quelques albums dont un « Ignoring the Guidelines » qui annonçait le séisme à venir, Raised Fist met tout le monde d'accord en 2002 avec l'énorme « Dedication ». Les suédois réinventent le hardcore en le rapprochant du métal, avec un son incroyablement massif. Mais ce qui fera surtout la différence et qui fait marcher le combo debout parmi les rampants, c'est le jeu de batterie épuré mais technique et puissant de Matte Modin, et le chant aiguë hurlé de Alexander Hagman. Ajoutez à cela des morceaux de grande qualité avec des refrains à donner des coups de poing dans les murs (« Illustration of Desperation ») et quelques textes reflétant tout à fait la rage développée par les 5 musiciens (« Get This Right », « The People Behind », « Dedication »), et vous obtenez l'album de hardcore le plus marquant de ce début de millénaire. Raised Fist s'impose comme la nouvelle sensation venue du Nord, fidèle à l'emblématique label Burning Heart (aujourd'hui division d'Epitaph qui compte ou comptait aussi dans ses rangs Millencolin, Bombshell Rocks, No Fun at All, Satanic Surfers...). Le poing n'est pas levé, il est dans ta face.

mardi 28 janvier 2014

Classements Albums Punks : n°27



#27 NOFX : « Coaster »




NOFX, groupe californien répandant la bonne parole du punk à sa façon depuis 1984, est un groupe à part détesté ou adulé avec la même véhémence. Je fais partie de la deuxième catégorie.

Leur très riche discographie est à l'image de leurs prestations live, alternant l'excellentissime et le moyen. On atteint avec Coaster le paroxysme de ce que la bande à Fat Mike peut proposer de mieux sur album studio depuis « Punk in Drublic ».

Peu inspirés sur leurs pochettes (je me suis toujours demandé pourquoi, mais faut avouer que la plupart sont vraiment laides), « Coaster » ne déroge pas à la règle à ce niveau là. Par contre ce qu'il y a à l'intérieur est du top qualité, le disque s'ouvrant par le d'ores et déjà culte « We called it America » qui attaque d'entrée avec un solo dantesque de El Hefe qui veut dire : c'est nous les papas ! Sans compter son refrain entêtant et ses paroles qui appuient comme de plus en plus souvent avec NOFX là où ça fait mal.

Les tubes s'enchaînent ensuite avec ce que le groupe sait faire de mieux au maximum de son inspiration : des morceaux reggae (« Best God in Show »), des bombes incendiaires ultra-rapides (« The Quitter », « Blasphemy »), des morceaux hilarants (« Creeping out Sara », « I am an Alcoholic »), plus personnels (« My Orphan Year ») ou très sérieux (« Suits and Ladders », « The Agony of Victory »).

Bref un parfait condensé de NOFX qu'on ne se lasse pas d'écouter et qui met une grosse claque à tous les p'tits jeunes aux dents longues !


vendredi 24 janvier 2014

Meilleurs Albums Punk : n°28




28  Leftöver Crack : « Fuck World Trade »


Numéro 28, les fameux punks squatters junkis vegans, ex-Chocking Victims et inventeurs du crack-rocksteady, j'ai nommé Leftöver Crack !
Extrêmement engagés sur tous les fronts (anriracisme, antisexisme, anticapitalisme, antireligion, et tout un tas d'autres trucs qui commencent par "anti"), de la pochette aux paroles en passant par les actes (et c'est ce qui fait toute la différence, non?) ; le groupe de New York city avait déjà gagné le respect des fans de punk et des squatters à travers le monde et enfonce le clou avec ce « Fuck World Trade ».

Leurs compos sont indéniablement originales, créatives et variées, avec des instrumentations comprenant parfois du violon ou du clavier (cf « Life is Pain »), des passages complètement Black Metal (comme sur « Operation MOVE ») ou de ska presque traditionnel si on excepte le chant hurlé de Stza. Un groupe et un album absolument hors normes (le punk a-t-il des normes ? Vaste débat !) dont beaucoup de formations actuelles revendiquent l'influence.

mardi 21 janvier 2014

Meilleurs Albums Punk : n°29



#29 : Good Riddance : « Operation Phoenix »


Good Riddance est un groupe emblématique à plusieurs niveaux et l'un des principaux représentants de bien des symboles du punk américain et international : 7 albums sur Fat Wreck Chords, fervents défenseurs de la cause animale, plus important groupe de Santa Cruz, et maîtres du mariage hardcore/mélodie. On ne peut pas occulter non plus l'incroyable charisme de son guitariste chanteur Russ Rankin, qui en plus d'être un excellent musicien écrit des textes de toute beauté et très intelligents. Jetez donc une oreille sur ces quelques morceaux de l'album « Operation Phoenix » : l'incroyable « Shadows of Defeat » (avec un sample issu d'un discours de Martin Luther King, en ouverture d'album ça fout des frissons!) « Heresy, Hypocrisy and Revenge » ou encore « Yesterday Died – Tomorrow Won't be Born ».

Cet album (produit entre autres par Bill Stevenson, tiens donc!) sorti en 1999 et enregistré aux fameux Blasting Room Studio est sans doute le plus agressif de Good Riddance. Mais tous leurs albums sont de très bonne facture et « Ballads from the Revolution » ou « My Republic » sont à conseiller tout autant.

mardi 14 janvier 2014

Classement Albums Punk : N°30




#30 : The Descendents : « Everything sucks »


Je sais, je sais, nombre de fans du groupe auraient choisi pour représenter les Descendents « Milo goes to College » dans un style beaucoup plus punk-hardcore des débuts (normal, puisque sorti en 1982). Sans remettre une seconde en cause la qualité des compositions de cet album, mon dévolu se jettera néanmoins sur « Everything Sucks » sorti sur Epitaph en 1996 et produit par Bill Stevenson. Ce dernier, qui a également été l'ingénieur du son de nombreux autres albums de punk dont un bon nombre figure dans ce classement, n'est nul autre que le batteur de The Descendents.

Groupe atypique dans son style (avec des lignes de basses à vous rendre malade et des paroles évoquant le quotidien en Californie... dur dur...) et dans son mode de fonctionnement (le chanteur Milo est chercheur en biochimie et a à plusieurs reprises donné la priorité à cette carrière plutôt qu'à celle de musicien), ils accouchent donc en cette fin de siècle d'un album court (15 chansons pour 30 minutes) et varié. Du très hardcore titre éponyme au romantique single « I'm the One » en passant par les ultra-rapides « Coffe Muf » et « Dog House », on ne s'ennuie pas une seconde à l'écoute de ce « Everything Sucks », et on prend au passage une bonne leçon technique de punk à la californienne.

Les Descendents, influence majeure de tous les groupes alors à la mode en cette année 1996 (genre NOFX, Pennywise, Rancid...), remettent les pendules à l'heure et nous montrent « c'est qui qui domine ».

vendredi 10 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°31




#31  The Toy Dolls : « Bare Faced Cheek »



L'un des groupes les plus originaux de l'histoire du punk, les anglais des Toy Dolls. Un son, des paroles marrantes (mais aussi poétiques jouant sur les sonorités comme « Yul Brinner was a Skinhead », « Quick To Quit The Quentin », « Fisticuffs in Frederick Street ») et un visuel qui prennent leur véritable envol sur ce « Bare Faced Cheek » et puis surtout une voix totalement unique, celle du guitariste chanteur Olga. Pour ne rien gâcher, ce petit maigrichon à la voix nasillarde de gamin, est aussi et peut-être avant tout un guitariste hors pair, capable d'envoyer des solis digne des meilleurs guitar hero de hard rock.

Spécialistes des reprises et des adaptations avec leur style si particulier, j'aurais pu choisir un autre album des Toy Dolls, mais vraiment celui-ci me semble le point de départ de l'affirmation de leur punk rock avec le riff galop « à la Toy Dolls » ! La pochette pleine de couleurs est très révélatrice de ce qui vous attend à l'intérieur : une bonne dose d'humour et du punk de grande qualité.

mardi 7 janvier 2014

Classement Albums Punk : N°32



#32 :  Metal Urbain : « Les Hommes Morts Sont Dangereux »



Pour une fois, la France n'était pas trop à la masse dans la nouvelle vague punk qui arrivait, avec des groupes formés dès 1976, comme Métal Urbain à Paris. Même si leur influence est manifeste sur la scène française (Les Bérus ou les Sales Majéstés ont chacun repris le classique « Panik », issu de « Les Hommes Morts Sont Dangereux »), ils ne connaîtront jamais le succès commercial dans leur pays (peut être à cause de leurs paroles assez extrêmes). Cependant, Métal Urbain sera un des seuls, voire l'unique, groupe français à réussir à l'étranger, toutes proportions gardées (malgré les paroles en français !). D'ailleurs aucun autre groupe hexagonal n'a jamais enregistré une des fameuses « John Peel Session » de la BBC.

Cet album, sorti en 1981, est une référence majeure du keupon de chez nous, avec des paroles agressives, courtes et subversives, une utilisation de la boîte à rythme novatrice (qui fera des émules non seulement dans le punk rock mais aussi dans tout le courant électro encore à venir à l'époque), et des guitares tranchantes, assez cheap quand on réécoute ça aujourd'hui mais totalement nouveau en ce début des années 80. On se contentera de citer 4 titres de ce « Les Hommes Morts Sont Dangereux » qui sont entrés dans l'histoire et qui résument bien l'impact qu'à eu cet album sur toutes les générations de punk en France qui ont suivi : « Panik », donc, ainsi que « Lady Coca Cola », « Paris Maquis », et enfin « Crève Salope ». C'était du brut, et un grand coup de pied dans la petite fourmilière du rock français pompeux d'alors.

vendredi 3 janvier 2014

Classement Albums Punk : n°33



#33 Circle Jerks : « Group Sex »


Soyons honnêtes, ce disque sorti en 1980 est présent dans ce classement davantage du fait de la carrière des musiciens qui l'ont composé et de l'influence qui l'a eu par la suite, que par sa qualité intrinsèque, même si évidemment c'est pas de la merde non plus.

Déjà, concept : l'album contient 14 morceaux, il dure 15 minutes. On n'a jamais vu un groupe envoyé ses chansons aussi vite, même les Ramones sont battus à plate couture.

Voilà, ensuite, Circle Jerks, formé en 1979 en Californie, compte dans ses rangs nul autre que Keith Morris, premier chanteur de Black Flag, et Greg Hedson, futur guitariste et co-compositeur de Bad Religion. Forcément, avec un line-up de cet acabit, Circle Jerks ne pouvait pas faire du « pouet-pouet ».

Ils le prouvèrent donc dès ce premier album « Group Sex », devenus un classique « de chez classique » pour les fans de hardcore-punk, abordant la chose de manière beaucoup plus amusante que Black Flag ou Dead Kennedys. Nombre de titres issus de cet album sont rentrés dans l'histoire de ce mouvement et ont été repris un sacré paquet de fois : « Wasted », « Live Fast Die Young », « Back against the wall » ou « World up my Ass ».