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vendredi 19 septembre 2014

Classement Punk Français : n°22

22 - 2001 Ludwig Von 88 : « La Révolution n'est pas un Dîner de Gala »



Ludwig Von 88, le premier groupe qui se reforme avant d'avoir splitté ! « La Révolution n'est pas un Dîner de Gala » (titre tiré d'une citation de Mao Tse Tung), est le dernier album du quatuor parisien. Ce disque extrêmement varié ne contient pas deux morceaux qui se ressemblent, pourtant tous ont leur place et apportent quelque chose à l'ensemble.
On pourrait commencer par le commencement, avec le titre éponyme calme et dansant, qui évoque avec humour et détachement la vie dans la Chine communiste (pas trouvé de rime en -an pour finir la phrase, dommage).
On pourrait continuer avec « Prolétaire » qui s'ouvre sur un citation de Charles Pasqua, pourtant éloigné de l'actualité politique depuis un certain temps au moment de la sortie du disque, un titre qui (d'après ce que j'en comprends, tout le monde n'a pas la même interprétation des paroles de Ludwig!) évoque les manifestations de la lutte des classes et la répression policière dont elles font l'objet.
Le morceau suivant, « Torphin le pourfendeur », complètement perché, complètement Ludwig, raconte là encore avec un humour noir hilarant la vie des dieux vikings.
Un peu plus tard arrive un grand classique du punk français avec « 77 », 4 accords, nostalgique et en colère sur ce qu'est devenu le punk rock (« Te laisseras-tu abuser comme un nabot/par les fascistes et les bourgeois/Toi qui hier répandait le chaos/Au rythme du keupon destroy »). Vient un peu plus loin « Keutzfeldt Jacob » (nom médical de la maladie de la vache folle, bande d'ignares) qui donne la parole aux vaches. S'ensuit le triptyque « Baby, Please don't go », « Baby Country » et « Baby Reggae » et l'album s'achève sur le mystique, le mythique, l'épique « Rémy ». Morceau de plus de 13 minutes, qui débute tranquillement pour monter très progressivement en intensité. Partage en couille total, il me semble impossible que les très longues paroles n'aient pas été en grande partie improvisées. Narrant la montée puis la descente de LSD d'un de leur pote avant une nouvelle ascension vers le 7eme ciel, ce morceau unique est basé sur simplement deux accords... je vous laisse deviner lesquels.

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