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mardi 5 juin 2012

Chronique de concert : LES SHERIFF + washington dead cats + Brassen's not dead + Palavas surfers




2/06/2012, pour l'anniversaire de l'asso emblématique de Montpellier, la TAF, les Sheriff se reformaient pour un unique concert après plus de 12 ans d'absence. Le concert a lieu en plein air, propose une affiche intéressante (avec 3 groupes en ouverture) pour un prix dérisoire (6,50€ par internet).

Moi, les Sheriff, je mets ça pour me donner l'envie d'aller au boulot le matin. Je les chante à tue-tête les soirs de cuite entre potes. C'est l'un des rares groupes dont ma copine est aussi fan que moi. On reprenait 2 de leurs morceaux avec mon ancien groupe Les Bitch Boys. Bref, un groupe dont les chansons rythment ma vie, immanquable, moi qui suis né trop tard pour profiter de leur période d'activité.

En arrivant au parc Grammont, derrière le Zenith de Montpellier, on constate que des gens sont venus de partout : les Côtes d'Armor ou les Vosges, c'est quand même pas la porte à côté.
Bonne ambiance, un peu de tout : des keupons à crête, papa qui amène ses gosses, des groupes de copines, et quelques figures du keupon national (des membres de Fiction Romance ou les Crades Marmots sont dans la place). Toutes les conditions sont réunies pour que la nuit soit courte, mais chaude (à la chaleur des missiles...).

Alors que le stand de T-shirt rencontre un succès fou, les Palavas Surfers, groupe local, ont la très difficile tâche d'ouvrir le bal. Musicalement ils collent parfaitement avec le ton de la soirée, punk français avec « Ohohoh » et refrains accrocheurs. Mais bon, il fait encore jour et comme on peut pas rentrer avec des bouteilles, le gros des troupes est encore dehors, ou à l'intérieur mais assis, et malgré une prestation sympathique, dur dur pour eux d'enflammer la foule. A revoir dans un lieu plus adapté, style rade qui sent la bière.

Après une petite pause et alors que l'espace se remplit progressivement, les Brassen's Not Dead prennent le relais et attirent une bonne dose de connaisseurs. Le set est bon, les reprises sont bien faites, les gens sont contents, un membre du groupe n'est sur scène que pour faire le con, déguisé tour à tour en croquant ou en gorille, pour illustrer les textes de Brassens dans un esprit « Not Dead ».

Les gens continuent d'affluer petit à petit pendant le changement de plateau qui fait place aux Washington Dead Cats, que je n'aime toujours pas ni musicalement ni dans les discours du chanteur qui malheureusement pour lui n'est pas drôle. Bien sûr ils ont leur fans mais l'ambiance reste très calme, on boit des bières, on cause, on croise des gens qu'on n'avait pas vu depuis longtemps et qu'on leur demande ce qu'ils foutent là, on s'impatiente, on regarde les nuages en espérant que la pluie ne fasse pas son apparition. Bref on n'est pas très attentifs aux groupes, les pauvres, dure mission que celle de chauffer le public qui n'attend que le retour des héros du soir.

La nuit tombe, les 5000 personnes sont toutes entrées cette fois, un grand drapeau « Les Sheriff » est déplié à l'arrière de la scène, ça sent bon !
A 22h environ voilà les 5 Sheriff de nouveau réunis sur scène, contents d'être là et prêts à envoyer la sauce. « Une idée fixe » est joué en premier et ça enchaîne avec « A coup de batte de base-ball », puis, dans le désordre : « Je veux savoir pourquoi », « les 2 doigts dans la prise » ou encore « Ne fais pas cette tête là » et « Tic-Tac ».
Pendant les 3 premiers morceaux, le pogo est extrêmement nourri mais baisse vite en intensité du fait d'une moyenne d'âge plus élevée que pour un concert de Millencolin et surtout de l'énorme nuage de poussière qui prend aux bronches, comme souvent dans les concerts en extérieur.
En tous cas la foule est aux anges, ça chante, ça applaudit, et même si ça enchaîne beaucoup moins vite les morceaux que par le passé, ces derniers n'ont rien perdu de leur intensité et de leur capacité fédératrice.
A mesure que le concert avance les classiques s'enchaînent : « Bon à Rien » (avec un petit passage modifié pour l'occasion : « J'ai dépassé le quart de siècle et je roule toujours en mobylette » est devenu « J'ai bientôt un demi-siècle et je roule toujours en twingo verte »!), « Panic (à Daytona Beach) », « Pile ou Face », «Les marteaux piqueurs »... Techniquement ce n'est pas absolument parfait mais quand même ça joue, et surtout l'irremplaçable voix d'Olivier, visiblement très ému, fait toujours le même effet. Après un passage ska inédit sur « Arrête d'aboyer », quelques morceaux de l'album « Eletrochoc (« Que Pasa », « Pour le meilleur et pour le pire », « Je crache mes Poumons »), des morceaux anciens comme « Aucune Importance » qui permettent à certains musiciens passés par le groupe de venir taper le petit solo ou la batterie, ou encore « L'essayer c'est l'adopter », la première partie du set s'achève sur un « Jouer avec le feu » du tonnerre de Dieu, repris en chœur par une foule conquise.
Puis vont s'enchaîner pas moins de 4 rappels, avec d'autres classiques comme « La Saga des Sheriff », « N'insiste pas », « Pas de doute » etc, soit en tout environ 35 morceaux et 2 heures de concert !

On finit sur les rotules, satisfaits de les avoir vus en forme, sincères, chez eux, avec un public nombreux, bigarré et totalement acquis à leur cause, bref une excellente soirée même pas gâchée par le fait qu'on doive rentrer en bagnole.



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