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jeudi 28 avril 2016

Conte en patois : L'Arthur au Régiment

Voici une compilation des histoires paysannes que racontait Louise Livet (qui, pour la plupart, sont inspirées ou copiées des « Contes de Jean-Pierre » du poète Louis Mercier). Je ne sais pas si elle en a inventées et écrites elle-même.

Il s'agit de contes relatant la vie paysanne du canton de Belmont de la Loire, dans la région de Roanne dans la Loire (42), dans la première moitié du XX eme siècle. Louise Livet demeurait à Sevelinges. A l'origine tous ces contes sont issus de la tradition orale en patois local, une variante du franco-provençale.
C'est pourquoi les retranscrire est un exercice difficile : il ne faut pas faire trop attention à la concordance des temps, aux changements de narrateur ou de sujet. De nombreux mots ou expressions sont directement tirés de cette langue et n'existent pas en français.

Louise Livet fût une conteuse exceptionnelle en patois jusqu'à sa mort en 2016. Ses cahiers, entièrement écrits à la main, cumulent sans doute près de 300 contes. 
Ces petites histoires sont avant tout un témoignage drôle et fidèle de la vie quotidienne des gens à cet endroit là du monde à ce moment là de l'Histoire...


10. L'Arthur au régiment
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L'Arthur qu'était au régiment écrit à sa mère de lui envoyer le plus rapidement possible une paire de souliers neufs : l'adjudant veut me mettre en prison car j'ai des souliers tout percés ! 
Voilà la mère bien embarrassée va trouver la voisine pour lui demander comment elle pouvait faire vite pour envoyer des souliers si rapidement à son Arthur ! La voisine dit de lui envoyer par le télégraphe ça ira bien plus vite que par le chemin de fer. Tout de suite elle s'en va acheter une paire de soulier et va vers le poteau de télégraphe, grimpe un peu haut et pose les souliers ! Elle s'en retourne toute contente en pensant que son Arthur aura tout de suite ses souliers ! 

Deux jours plus tard passe sur la route un pauvre mendiant, voit sur le fil téléphonique une paire de souliers neufs, voilà bien qui fera mon affaire, les miens ne valent plus rien ( ils ouvrent la gueule comme des oiseaux qu'ont faim). Je vais les prendre et mettre les miens à la place. Il s'en va tout joyeux en chantant. 
Les jours suivants la mère vient voir, voit des vieux souliers sur le fil « C'est une sacrée invention que le télégraphe, toute contente se dit non seulement il a déjà reçu les souliers neufs mais a déjà renvoyé les vieux. »

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